Pensées nocturnes
  Pensées glacées
 

Promenade d’hiver...

Sous une enveloppe blanche, dans le brouillard de la tempête, elle semble complétement abandonnée. Plus belle que jamais, figée dans l’air du temps, elle donne au coeur mille raisons de l’aimer. Son visage déformé par le froid à des teints grisâtres qui ajouttent de la grâce à ses pas. Elle balance sous le vent, fait fuir les gens. Seule avec ses longues mains aux courbatures étranges, avec ses jambes énormes, avec ses yeux sintillants. Elle nous rit au nez, elle remercie les cieux pour ce silence éternel. Elle me fait rêver cette ville morte en plein hiver.

 à Łódź


Encore un souffle...

Souffle, souffle... Doucement. Souffle. Respire encore une fois, encore un jour, encore.... Respire. Ne t’arrête pas là. Il reste trop de choses à ne pas faire. Trop de larmes à ne pas verser. Trop de rire du mal. Trop de misère. Trop. Alors pour ne pas oublier respire. Encore un souffle. Laisse-toi vivre. Vas-y. Ca ne fait rien. Complétement rien. Je ne t’en voudrais même pas si tu restais. J’en rirais. Vas-y, putain, respire.  


Le moment...

Le moment que j'aime le plus au monde est celui ou je me dis STOP.  Après tout revient dans l'ordre chaotique de la vie.


Les brumes d’Avalon...

Sous les brumes, un lac se cache et il porte sur ses épaules l’âme perdue d’une fille sans pieds, sans mains, sans tête, sans rien. Elle dévoile son corps amputé aux ondes violentes qui secouent la barque sur laquelle gît le corps d’Arthur. Elle chatouille ses pieds morts, elle touche ses bras mous, elle embrasse son front froid. Il est plus qu’elle ne pourra jamais être, plus mort qu’elle ne puisse être vivante. L’âme mystérieuse du lac veille sur le corps de la légende des hommes. 

à Loreena

Trankil’ le chat ...

Ses poils blonds brillaient dans l’ombre de la lumière qui pénétrait dans la pièce par trois grandes fenêtres fermées. Une odeur de cadavre remplissait ses poumons et il regardait d’un oeil cinématographique un corps sanglant étalé par terre. Le chien mangeait les entrailles de la pauvre victime. Et lui restait figé là, avec des pattes rouges qui trahissaient ses actes, se réjouissant de son chef-d’oeuvre, tranquille ; le chat.


au Chat

De la place...

Il parlait voyage, vivait du mouvement et n’avait aucun succès en amour. A chaque fois qu’il pensait réussir il se mettait dans des histoires incompréhensibles. Loin de lui-même, il cherchait la proximité qui appartenait aux autres, comme si une intuition qu’il aurait préféré ne pas avoir le menait là où il n’y avait plus rien à prendre. Toujours soucieux de savoir, avec son côté féminin qui le poussait à des analyses approfondies de l’esprit des femmes, il s’acharnait à vouloir comprendre. Il  est toujours ainsi, et c’est pourquoi cette histoire n’a pas encore de fin.

à Renaud

En attendant Godot...

Je l’attends souvent mais il ne vient pas toujours. Hanté par des démons que lui seul peut voir, il me touche au plus profond de mon âme quand je vois qu’il pleure. Il n’est pas très grand, juste ce qu’il faut, et il a un sourire charmant qui cache son trouble si attirant. S’il était un homme, il aurait fait beaucoup de choses mais restant femme, il se perd dans les espaces cancereux de la realité.

à Nati

Le belle au bois dormant....

Ses longs cheveux blonds semblaient couler sur son dos vers une infinité indomptable. Ses grands yeux lui donnaient un charme unique, le timbre de sa voix envoûtait les auditeurs de la radio locale. On lui trouvait un petit air du paradis, quelque chose d’un ange déchu qui gardait espoir et quand on se sentait si seul, elle était juste à côté, toujours à l’écoute. On croyait sa présence éternelle, puis un jour, elle est partie et on est resté là, des années après, encore sous le choc.

 à Béa

No name...

Son sourire étrange
Et incompréhensible
Bande les yeux desséchés.
A force de les soigner,
Son mal s'éparpille.
Toujours présent,
Insolent et non à tort,
Emmène mon âme,
Non loin de la rivière, près du feu.
Me montre le ciel,
Onde éternelle,
Négligée de tous.
Bien qu'elle soit
Rue, chemin, piste,
Unique destin.
Non pour nous, mais pour les anges.





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